Où part le temps
Une mise en production qui prend deux heures et mobilise trois personnes. Un export client refait à la main chaque lundi. Un serveur reconstruit de mémoire, parce que la procédure n'existe que dans la tête de celui qui l'a monté. Un fichier recopié d'un logiciel à l'autre parce qu'ils ne se parlent pas.
Chacun de ces gestes paraît supportable. Additionnés sur un an, ils représentent des semaines de travail, et autant d'occasions de se tromper au mauvais moment.
Un fichier d'annonces qui se met à jour tout seul
Un de mes clients agrégeait les offres de voitures d'occasion de garages répartis dans toute la France. Chaque jour, il passait des heures sur leurs sites pour tenir son fichier à jour.
J'ai écrit un robot qui parcourt ces sites, chacun avec sa propre structure, récupère les offres et alimente directement le fichier. La mise à jour quotidienne s'est faite sans lui, et ces heures ont disparu de son agenda.
Ce que j'automatise
- Les déploiements, scriptés et reproductibles : la même version tourne de la même façon en test et en production.
- Les chaînes d'intégration et de livraison continues (CI/CD) : tests, validation, retour arrière en un geste.
- Les tâches planifiées et les traitements par lot, avec une supervision qui prévient quand ils échouent.
- La collecte de données sur HTTP et les robots, pour récupérer ce qu'aucune interface ne vous exporte.
- Des workflows n8n installés sur une infrastructure que je monte chez vous, sur vos propres équipements : vos données ne transitent pas par un service tiers.
- Des agents IA auto-hébergés, comme Hermes Agent, pour les tâches répétitives qui demandent de lire, de trier ou de rédiger : ils tournent sur votre infrastructure, pas chez un tiers.
- Des API internes qui font dialoguer vos logiciels entre eux, sans ressaisie.
Automatiser à la bonne échelle
Les applications sont empaquetées avec Docker et mises en production par une chaîne automatisée. Une nouvelle version passe par les mêmes étapes à chaque fois, et revenir à la précédente ne demande qu'un geste.
J'ai déjà poussé l'automatisation beaucoup plus loin. Il y a une dizaine d'années, pour starblast.io, un jeu en ligne que j'ai développé, l'infrastructure créait et supprimait seule des serveurs chez DigitalOcean, dans cinq régions du monde (États-Unis, Europe, Brésil, Australie, Singapour), selon le nombre de joueurs connectés dans chacune. C'était justifié pour un jeu mondial aux pics imprévisibles. Aujourd'hui, ses serveurs sont fixes, et pour la plupart des PME, des serveurs fixes bien tenus restent plus simples et moins chers.
Quand est-ce rentable ?
Je compte qu'automatiser une tâche coûte à peu près trois fois le temps de la faire une fois à la main. L'équilibre arrive donc vers la troisième exécution, et tout le reste est du temps gagné.
Une opération annuelle, différente à chaque fois, reste plus rapide à la main. Je vous le dirai quand c'est le cas.