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Sauvegardes testées et plan de reprise d'activité

Je mets en place des sauvegardes qu'on a réellement restaurées, un plan de reprise d'activité (PRA) écrit et chiffré en heures, et le durcissement de vos serveurs contre les rançongiciels.

La sauvegarde que personne n'a jamais restaurée

C'est la situation que je rencontre le plus. Une sauvegarde tourne, un rapport vert arrive chaque matin, tout le monde est tranquille. Le jour où il faut restaurer, on découvre qu'elle ne contenait pas la base de données. Ou qu'elle était sur le même serveur que ce qu'elle devait protéger. Ou qu'elle s'est arrêtée onze mois plus tôt sans prévenir personne.

Tant qu'une sauvegarde n'a pas été restaurée au moins une fois, on ne sait pas si elle fonctionne.

Il y a pire : pas de sauvegarde du tout. En mars 2021, une fédération associative m'a appelé après l'incendie du datacenter d'OVHcloud à Strasbourg. Son serveur s'y trouvait, sans aucune copie ailleurs. Il a survécu par chance, et il a fallu le migrer en urgence avant sa mise hors service. Les sauvegardes ont suivi immédiatement : tirées chaque jour par un serveur dédié, avec des instantanés en lecture seule conservés jusqu'à deux ans, et une archive hebdomadaire sur un stockage à froid, ailleurs encore.

Ce que je mets en place

  • Des sauvegardes chiffrées sur plusieurs zones géographiques, dont au moins une copie hors ligne ou immuable : c'est la seule vraie protection contre un rançongiciel.
  • Des restaurations testées à intervalle régulier, avec le temps mesuré et noté.
  • Un plan de reprise d'activité : qui fait quoi, dans quel ordre, avec quels accès, et en combien d'heures.
  • Le durcissement des systèmes : accès cloisonnés, comptes dormants supprimés, authentification forte, exposition réseau réduite au nécessaire.
  • Des audits de sécurité, et un accompagnement si l'incident arrive.

Temps de reprise et perte de données acceptable

Deux chiffres décident de tout. Le temps de reprise (RTO) : combien d'heures entre l'incident et le retour à un service normal. La perte de données acceptable (RPO) : combien d'heures de travail vous acceptez de refaire. Avec une sauvegarde quotidienne à minuit, un incident à 23 h vous coûte une journée entière de saisie.

Ces chiffres ne se choisissent pas sur des critères techniques. On part de ce que vous coûte une heure d'arrêt, et ils déterminent ensuite l'architecture de sauvegarde et son prix.

Rançongiciel : pourquoi la copie hors ligne

Une attaque par rançongiciel commence par chercher vos sauvegardes, parce que ce sont elles qui vous permettraient de ne pas payer. Une sauvegarde accessible depuis le réseau, avec les mêmes identifiants que le reste, sera chiffrée en même temps que le serveur.

La copie immuable ou déconnectée est ce qui fait la différence entre une catastrophe et une mauvaise semaine. C'est aussi pour cela que je préfère les sauvegardes « tirées » : le serveur de sauvegarde vient chercher les données, et le serveur de production n'a aucun moyen d'atteindre les copies.

Tarif

Test de restauration de vos sauvegardes
à partir de300 €HT, une demi-journée
Mise en place de sauvegardes externalisées
à partir de1 200 €HT, puis stockage au volume réel
Plan de reprise d'activité écrit
sur devis

Le plan de reprise se chiffre selon le nombre de services à couvrir et les délais de reprise visés.

Questions fréquentes

Questions sur la sauvegarde et le PRA

Mon hébergeur fait déjà des sauvegardes, est-ce suffisant ?

Rarement. Les instantanés fournis par les hébergeurs protègent d'une panne matérielle, pas d'une suppression, d'une corruption de données ou d'un rançongiciel qui aurait accès au compte. Ils sont conservés peu de temps et stockés au même endroit que vos données. C'est une première copie utile, pas une stratégie de sauvegarde.

Qu'est-ce qu'un plan de reprise d'activité (PRA) ?

C'est le document qui décrit comment remettre vos services en route après un sinistre : qui intervient, dans quel ordre, avec quels accès et en combien de temps. Il n'a de valeur que s'il a été testé au moins une fois.

À quelle fréquence faut-il tester une restauration ?

Au moins deux fois par an pour un système important, et après chaque changement d'architecture significatif. Le test mesure aussi la durée de la restauration, c'est-à-dire le chiffre dont vous aurez besoin le jour de l'incident.

Quelle différence entre une sauvegarde et une archive ?

Une sauvegarde sert à revenir en arrière vite après un incident récent : elle est fréquente et conservée peu de temps. Une archive sert à retrouver un état ancien, souvent pour des raisons légales ou contractuelles : elle est rare et conservée longtemps. L'une ne remplace pas l'autre.

Faites-vous des audits de sécurité ?

Oui, sous forme de revue de configuration et d'exposition : accès, cloisonnement, mises à jour en retard, services exposés sans raison, gestion des secrets. Vous recevez un rapport classé par gravité et par effort, pas une liste de mille lignes.

Quand avez-vous restauré une sauvegarde pour la dernière fois ?

Si la réponse est « jamais » ou « je ne sais pas », un test de restauration prend une demi-journée. C'est le moyen le plus rapide de savoir où vous en êtes.