Les trois situations qui mènent à une migration
Le système d'exploitation n'est plus maintenu. Plus aucun correctif de sécurité n'arrive, la moindre faille reste ouverte indéfiniment, et chaque nouveau logiciel refuse de s'installer. C'est la migration la plus urgente et la plus souvent repoussée.
L'hébergeur ne convient plus. Le support ne répond pas, la facture a dérivé, ou la machine est devenue trop petite. Le déménagement se prépare, mais il n'a rien d'héroïque quand il est fait dans les règles.
La solution en place vous enferme. Un logiciel propriétaire dont vous ne pouvez pas exporter les données, un prestataire qui détient les accès, une plateforme dont le prix augmente chaque année. Sortir demande de la méthode, mais c'est presque toujours possible.
La méthode
- Cartographie complète de l'existant avant toute décision : services, données, dépendances, tâches planifiées, certificats, tout ce qui pointe vers la machine actuelle.
- Reconstruction de la cible à côté, sans toucher à la production, et description en code de ce qui peut l'être.
- Fonctionnement en parallèle, avec synchronisation des données, le temps de vérifier que tout se comporte comme prévu.
- Bascule DNS maîtrisée, hors heures de trafic, avec un temps de propagation réduit préparé plusieurs jours à l'avance.
- Retour arrière possible à chaque étape, jusqu'au dernier moment.
- Décommissionnement propre de l'ancienne plateforme, une fois seulement que plus rien ne s'y connecte.
Pourquoi il n'y a presque jamais de coupure
Parce que rien n'est déplacé. La nouvelle plateforme est construite à côté, remplie, testée, et ce n'est qu'ensuite qu'on redirige le trafic vers elle. L'ancienne reste debout et disponible tant que la nouvelle n'a pas fait ses preuves.
La seule fenêtre sensible est celle de la bascule des données, dont la durée dépend de leur volume. Elle se planifie de nuit ou le week-end, et se compte le plus souvent en minutes.
Ce qu'on en profite pour corriger
Une migration est le seul moment où l'on ouvre le capot en entier. C'est donc l'occasion de remettre les sauvegardes en route, de recloisonner les accès, de supprimer les services qui tournaient pour rien depuis des années et de documenter ce qui ne l'a jamais été.
La plateforme d'arrivée est presque toujours plus simple que celle de départ, et souvent moins chère.